Histoire de l’aérodrome

1924-1925. Pour les besoins de la Marine, l’État achète à la municipalité de Lessay et à divers particuliers des terrains (243 hectares) constituant l’emprise d’origine de l’aérodrome.

Le 4 juin 1927, Charles Lindbergh a attérri, à bord d’un Bréguet, pour son dernier arrêt en Europe, avant de monter à bord d’un navire au port de Cherbourg, pour son retour aux États-Unis. (Il fut baptisé, en 1980, « Aérodrome Charles Lindbergh »,  en raison de ce passage).

1928. Il est aménagé pour les avions côtiers de l’Aéronavale.

1936. L’aérodrome de Lessay cessera d’être affecté à l’Aéronautique  navale pour l’être à l’Armée de l’Air.

1940. Prenant possession du terrain, les Allemands en repoussèrent les limites à l’est et à l’ouest, englobant une parcelle de 18 ha que la commune avait louée à la Société des courses de Lessay.

En avril 1944, les soldats du 6ème régiment de parachutiste allemands ont été chargés de défendre l’aérodrome. Après avoir été libéré par les Américains en juillet 1944, l’aérodrome (A.20) a été entièrement reconstruit par le 830ème bataillon de l’aviation, entre le 1er et le 25 août 1944, qui aménagera deux pistes en grilles métalliques  de 1 500 m et 1 800 m. Il est devenu opérationnel le 25 août avec le 323ème Groupe de bombardement moyen. Des B-26 (Maraudeurs) ont été basés sur l’aérodrome jusqu’au 24 septembre. Après le départ des bombardiers, l’aérodrome a fermé ses portes le 28 septembre 1944. Les terrains ont ensuite été restitués aux autorités françaises.

1959. Les deux bandes d’envol sont  portées à 1 000 m par intervention des équipes de terrassement mécanique de l’Aviation civile, puis en 1960, la longueur de la piste N-E / S-O est portée à 1 250 m, de manière à permettre l’atterrissage d’aéronefs transportant des parachutistes de l’armée.

1986. Aucun trafic commercial n’appelant un tel déploiement, sa vocation devient  l’aviation légère, il verra sa surface réduite de 213 ha à 87 ha.

Depuis 2007, il est la propriété du Conseil Départemental de la Manche qui en assure l’entretien. Le CAL assure l’exploitation et l’animation du terrain.

1947 (Notez la forme ovale sur le côté haut ouest de l’aérodrome, qui est resté visible tout au long de la construction des maisons même en 2017)

1968

1978

2015

Source :http://www.forgottenairfields.com/france/lower-normandy/manche/lessay-a-20-s1093.html